Si vous ne voyez aucun contenu...

Get Adobe Flash player


Archive pour la catégorie 'Zoom sur Tremplin'

Les jardins de la Dombes

Mercredi 26 mars 2014

photo

Le vendredi 4 avril, nous avons rencontré les adhérents du jardin Bio de la Dombes de l’association Tremplin. A cette occasion, nous avons échangé sur la situation du jardin, les changements amorcés cet hiver et les perspectives à venir (un compte rendu sera adressé à tous les adhérents).

Ce temps d’échanges s’est conclu par un apéritif dinatoire après que la troupe des clowns Jackus, ait fait rire et chanter petits et grands.

Portrait de bénévole Daniel Cagnon

Mercredi 19 mars 2014

photoDaniel CAGNON bénévole à l’Accueil de jour

On peut devenir bénévole après mûres réflexions mais ça peut aussi être le fruit du hasard ou d’une rencontre…

Après avoir effectué sa carrière professionnelle successivement  dans l’Armée de l’Air et EDF, Daniel a choisi d’occuper sa retraite dans le secteur associatif caritatif comme bénévole. Peu de temps avant de cesser son activité, il aperçoit dans l’arrière d’une cour, avenue du Faubourg de Macon, la mention « Resto du Cœur ». Il décide d’aller voir d’un peu plus près ce qui, à l’époque, n’est en fait qu’un dépôt de cette association. En repartant il tombe nez à nez avec une de ses connaissances Claude BARDET, l’ancien directeur de Tremplin et… tout naturellement en 2000, il fait ses débuts comme bénévole à la halte de jour.

Pour Daniel, ce qui est un peu déroutant au départ, c’est qu’on est à une époque charnière entre, d’une part les vrais routards de quarante ans et plus, avec un riche vécu d’expériences diverses et souvent des difficultés spécifiques dues à l’alcool et, d’autre part des jeunes de plus en plus nombreux, victimes de la crise et de la dégradation sociale avec des problèmes de drogue et des soucis financiers.

Mais quand on est bénévole à Tremplin, on n’est pas lâché tout seul dans un service. On fait équipe avec les salariés et d’autres bénévoles. Des formations d’une journée ont aidé Daniel à appréhender les problèmes posés et notamment l’accroissement important d’une population un peu différente qui bouleverse les structures autant que les mentalités.

 

Aujourd’hui  la moyenne d’âge des personnes accueillies est de 30 à 35 ans. Elles sont très demandeurs de services, de relations. A certaines, tout leur semble dû.  Mais d’autres, et ça réconforte Daniel, disent trouver à Tremplin un lieu où se poser et refaire surface.

 

Marie-Claude, épouse de Daniel, coiffeuse de profession, est devenue, elle aussi, bénévole un an après. Elle consacre une journée par mois à l’Association. Elle explique que la relation avec les personnes accueillies est un peu différente, d’abord parce qu’elle est là pour une tâche spécifique et que confier sa tête pour se faire coiffer demande un minimum de confiance.

 

Propos recueillis par Jacques Cotton

Les Ateliers de Denise

Dimanche 5 janvier 2014

Venez créer pour vous un objet à partir de matériaux de récupération….

Une fois par mois, Denise, bénévole à Tremplin anime des ateliers ouverts aux personnes de Tremplin mais aussi à toutes les personnes extérieures qui souhaitent apprendre à  être créatives….

Prochains  Ateliers

    photo5 Vendredi 11 avril de 10h à 16h Customisation d’un pied de lampe

Vendredi 16 mai  de 10h à 16h Customisation d’un abat Jour

                              Vendredi 13 juin de 10h à 16h Réalisation d’une pochette à maquillage

 

     Renseignements et inscriptions auprès des salariés de la Boutique

O Fil du Temps Zac de Monternoz 01960 PERONNASphoto4

 

Portrait de bénévole Michel Renoud

Mercredi 13 octobre 2010

Michel Renoud,

un fidèle bénévole à la Halte de nuit, puis au CHRS depuis 21 ans

Michel a aujourd’hui 76 ans

Marié, père de 2 filles

Un passé professionnel et associatif qui conduisent au bénévolat …

Fils d’agriculteurs, Michel réussit des études supérieures d’Agronomie  et  démarre sa vie professionnelle déjà dans le domaine associatif. En effet, en 1960, il rejoint le Centre d’Economie de l’Ain, une organisation agricole qui a pour but d’aider les agriculteurs dans leur gestion  et qu’il va, avant de la quitter suite à une restructuration, diriger pendant 27 ans. Il s’oriente alors vers une activité de consultant et propose à des organisations agricoles et des administrations des études et des formations concernant essentiellement les domaines de l’économie et de la gestion des entreprises. Dans le même temps, il intègre un groupe de réflexion sur la « formation humaine » qui lui donne un outil de connaissance de « l’Autre » grâce à l’acquisition d’une méthode d’étude des comportements humains. Cela lui permet, quelques années avant la retraite de s’engager dans un nouveau domaine d’activité très enrichissant comprenant, d’une part, l’animation de sessions de formation sur ce thème et, d’autre part, le suivi des contrats de qualification proposés par un Fonds d’Assurance Formation des jeunes.

Michel a alors la sensation d’avoir de nouvelles perspectives, il dispose d’un peu de temps et enfin, étant chrétien, il souhaite participer à des actions caritatives. Aussi, répond-il sans difficulté à la demande de Paul Arlot, alors président du Secours Catholique et de Tremplin, qui lui propose de devenir bénévole à Tremplin (et d’ailleurs également au Secours Catholique).

Accompagner sans juger, faire confiance, user de patience

Dès 1989 Michel s’engage à la halte de nuit installée boulevard de Brou dans des conditions bien différentes de celles d’aujourd’hui. Mais très vite, aidé en cela par sa formation antérieure, il se trouve en accord avec la volonté de l’Association Tremplin d’aller, au-delà de la distribution, vers l’accompagnement. Il se souvient ainsi d’une femme accueillie en halte de jour qui pendant plus d’une heure a évoqué ses problèmes et est repartie en les remerciant, lui et une autre bénévole, de l’avoir écoutée sans rien lui demander. Il se souvient d’un certain nombre d’exposés organisés pour les bénévoles et particulièrement de celui du docteur Debat  sur la réinsertion des personnes alcooliques dans lequel ce dernier présentait le cheminement chaotique de l’un de ses patients revenu au travail après 12 ans de galère ! Dans ce registre, il cite également l’exemple suivant rapporté par un ami, infirmier psychiatrique. Celui-ci assurait le suivi d’un patient à qui il avait demandé à plusieurs reprises, mais sans succès, de se rendre dans une administration. Il s’est finalement rendu compte que c’était l’obligation de traverser une rue très fréquentée qui le bloquait et non le fait d’aller au rendez-vous.

Michel a alors l’occasion dans sa commune de Saint-Just de mettre en pratique ces divers enseignements car il rencontre 2 personnes sans domicile fixe dont il va s’occuper avec des amis en leur trouvant un toit et en les accompagnant dans leur démarche de réinsertion, réussie au bout… d’une bonne dizaine d’années ! « Aujourd’hui encore, 16 ans après la première rencontre, les contacts sont maintenus et nous nous retrouvons chaque année pour un repas en commun« .

De 1990 à 2010,  la halte de nuit a évolué

Durant cette période, la halte de nuit s’est transformée car les conditions matérielles se sont améliorées avec le déménagement dans les locaux actuels de Viriat  en 1992.

Mais plusieurs changements en modifient sensiblement le fonctionnement et l’ambiance.

Ce sont tout d’abord  les personnes accueillies qui sont très différentes et en nombre supérieur. Nous sommes passés de l’accueil de ce que l’on appelait un « clochard », parfois cultivé, qui  rejetait la société à un public plus divers. Les problèmes liés à l’alcool sont toujours bien là, mais aussi la drogue, le chômage, la précarité, le divorce, les faillites, la santé notamment au plan psychiatrique, etc… Il y a aussi plus d’étrangers, de demandeurs d’asile, des personnes de culture et de religion différentes. Même si c’est parfois une richesse, cela ne contribue pas vraiment à l’homogénéité d’un groupe. En outre, les changements administratifs et les contraintes imposées par l’évolution de la société entraînent de nouveaux problèmes.

L’évolution, c’est aussi, d’une part, au sein de Tremplin, le développement du logement en appartements d’accueil ouverts à ceux qui sont en mesure d’en respecter les règles de fonctionnement, d’autre part, le changement de statut sous forme de CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) entraînant une modification des modalités d’organisation.

Autre changement, aujourd’hui les salariés sont plus nombreux et le bénévole se demande parfois quel est son rôle! «Les bénévoles de la Halte ne dorment plus à Tremplin. Ils viennent le soir pour accueillir, participer au repas puis à la veillée lorsqu’il reste des personnes pour discuter ou jouer aux cartes !  Autrefois, lorsque l’on passait la nuit, le temps du petit déjeuner pouvait faciliter la discussion dans une atmosphère plus détendue, ce qui est peut-être plus difficile maintenant. »

Alors on continue …

En conclusion Michel Renoud confirme : « Malgré tout, je crois que la présence de bénévoles à Tremplin apporte quelque chose, des relations personnelles, un réseau de connaissances, un peu d’amitié ; des liens se nouent avec certains accueillis ; dans la rue on se reconnaît, on se parle ; cela peut avoir de la valeur pour celui qui se sent rejeté, qui souffre de la solitude… »

Propos recueillis par Jacques Cotton

  • Tremplin en images

  • Derniers articles

  • Catégories